Bukavu, 25 décembre 2024 – Le Ministre provincial des Finances du Sud-Kivu, Bernard Muhindo, monte au créneau face à ce qu’il qualifie de « tentatives de découragement » dans son combat pour l’assainissement du secteur minier. Réagissant à la libération controversée de 14 ressortissants chinois sur les 17 arrêtés pour exploitation illégale des minerais dans le territoire de Walungu, le ministre n’a pas mâché ses mots.
« Cela ne marche pas aujourd’hui, et cela ne marchera pas demain », a-t-il affirmé avec une détermination palpable. Selon lui, cette libération, qui suscite des interrogations, masque des enjeux bien plus profonds, notamment le blanchiment de capitaux et le financement des conflits armés dans l’Est de la RDC.
Depuis sa prise de fonction en tant que Ministre provincial des Finances, Bernard Muhindo s’est engagé dans une croisade visant à faire respecter les lois dans les secteurs financiers, notamment le secteur minier, longtemps gangrené par des pratiques illicites. Il réclame non seulement le respect strict des textes, mais aussi le paiement des redevances dues à l’État par tous les opérateurs, sans distinction.
Le ministre provincial n’a pas hésité à pointer du doigt des « forces obscures » cherchant à saboter ses efforts, soulignant que ces pratiques contribuent à perpétuer l’instabilité dans une région où les richesses naturelles devraient, selon lui, être un levier de développement.
« Le salut de notre peuple dépend des ressources naturelles que Dieu nous a données. Notre combat n’est pas seulement économique, mais aussi moral et patriotique », a-t-il martelé.
Saluant la vision du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, qui prône la restauration de l’autorité de l’État et une gestion rigoureuse des ressources naturelles, Bernard Muhindo a lancé un appel à son soutien pour intensifier cette lutte. « Nous avons besoin de l’appui du Président de la République afin de briser les réseaux qui exploitent illégalement nos minerais et détruisent l’avenir de notre province », a-t-il déclaré.
De son côté, le Gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi Sadiki, s’est montré inflexible dans sa détermination à redresser la province. Il continue de témoigner une confiance totale en ses ministres et réaffirme son engagement à restaurer la justice et la transparence dans la gestion des ressources naturelles. « Je sais ce que je fais et où je vais. Ensemble, nous réussirons à transformer cette province en un modèle de développement malgré les défis », a-t-il récemment confié à la presse locale.
Bernard Muhindo reste persuadé que cette lutte acharnée finira par conduire à une paix durable et à une gestion équitable des richesses minières du Sud-Kivu. Son message est clair : la détermination du gouvernement provincial ne fléchira pas devant les manœuvres visant à entraver ce noble combat.
Une position qui, sans doute, résonnera comme un appel à la mobilisation dans une province en quête de justice et de transparence. Le ministre invite la population à soutenir ces réformes qui, à terme, apporteront des bénéfices concrets à tous les habitants du Sud-Kivu.
Rédaction
