Kinshasa, le 10 octobre – L’honorable Modeste Bahati Lukwebo, 2ème Vice-président du Sénat et éminent parlementaire, vient de déposer une proposition de loi visant la prévention et la répression de toutes formes de violences faites à la femme. Ce texte législatif, fruit de son expérience et de son engagement pour la justice sociale, représente une avancée majeure dans la lutte contre les violences basées sur le genre en République Démocratique du Congo.
Dans son exposé des motifs, l’élu du Sud-Kivu insiste sur le fait que les femmes et les jeunes filles sont les principales victimes de violences, souvent perpétrées par des individus exerçant une autorité sur elles, tels que des chefs hiérarchiques, enseignants ou recruteurs. Par crainte de représailles, ces victimes se retrouvent dans l’impossibilité de dénoncer les faits, aggravant ainsi leur isolement et l’impunité des auteurs. Modeste Bahati souligne également le manque de recours légaux efficaces, ce qui explique en grande partie la sous-déclaration des violences subies.
La proposition de loi Bahati se distingue par sa volonté de combler ce vide juridique en établissant un cadre global pour traiter ces violences, hormis le viol. Le texte met l’accent sur la prévention et la répression des violences, incluant le harcèlement sexuel, abordé de manière explicite.
Parmi les innovations introduites, deux organes importants sont proposés : le Conseil National des femmes du Congo, chargé de coordonner et de promouvoir les politiques de lutte contre les violences, et l’Observatoire national de la violence à l’égard des femmes, dont le rôle sera d’analyser la situation et de proposer des mesures concrètes. Ces structures auront pour mission de renforcer la protection des femmes et de promouvoir la justice sociale.
Avec cette initiative de 42 articles, Bahati Lukwebo réaffirme son engagement en faveur des droits des femmes et la nécessité d’instaurer un climat de vie serein pour toutes.
Redaction.
