Face aux intentions déjà exprimées par le Président Tshisekedi et son parti politique UDPS pour réviser la constitution, la population congolaise se montre ferme et résolue dans son opposition. Pour de nombreux citoyens, une telle démarche ne représenterait rien de moins qu’une tentative d’accaparement du pouvoir, au mépris des aspirations profondes d’un peuple qui aspire plutôt à la stabilité et au progrès.
Ces intentions, bien que non encore formalisées au niveau des institutions, suscitent des réactions virulentes, les Congolais redoutant une manœuvre politique visant à prolonger le mandat du chef de l’État au-delà des limites établies par la constitution.
Le souvenir de 2005 reste vif dans les mémoires. À l’époque, une Constitution avait été approuvée par référendum, bien que peu de citoyens l’aient réellement étudiée en profondeur. Cependant, près de deux décennies plus tard, les Congolais se déclarent prêts à défendre leur Loi fondamentale, forts d’une meilleure compréhension de ses implications pour la démocratie et l’alternance au sommet de l’État.
Ce mois de novembre 2024, les états généraux de la justice mis en place par le pouvoir pour étudier plutôt la constitution que des maux qui gangrènent l’application de la justice est perçu par beaucoup comme une tentative déguisée de légitimer la révision constitutionnelle. Cependant, ces efforts sont accueillis avec scepticisme, les Congolais dénonçant ce qu’ils considèrent comme une tentative de diversion. Pour eux, ces manœuvres n’ont d’autre objectif que de détourner l’attention des défis sociaux et économiques urgents.
Alors que la classe politique explore les voies de la révision, le peuple congolais semble plus déterminé que jamais à défendre la Constitution en vigueur. Dans une époque marquée par une forte résilience et une exigence accrue de transparence, les Congolais rappellent qu’ils demeurent les véritables garants de leur destinée.
Trésor MB
