Bukavu notre maison commune se meurt ; la pollution du lac kivu a atteint un niveau alarmant, les bouteilles plastiques présentes au lac est à la base de plusieurs destructions avec des impacts néfastes sur la santé humaine, animale et environnementale ; la coupure intempestive du courant électrique ; la faible croissance des poissons comme les sambaza et tant d’autres conséquences.
Dans la ville de Bukavu la pollution lacustre a pris de l’ascenseur suite à la mauvaise gestion des déchets et en particulier des déchets plastiques et autres produits non dégradables sont jetées en désordre partout dans la ville par manque de dépotoir publique.
Ces déchets de plusieurs types dont de bouteilles plastiques utilisées pour la commercialisation des produits hydriques tels que de l’eau minérale, du jus ; du lait Vendus par des marchands ambulants et dans des boutiques et bistrots de la place.

Apres usage de ces produits, ces bouteilles plastiques sont jetées en désordre dans des rues et ruelles de la ville de Bukavu et cela sous l’œil impuissant des autorités ayant l’hygiène et assainissement dans leurs attributions et sont destinées dans des lacs et rivières pour former une masse flottante a la base de la destruction méchante de l’écosystème.
Ces bouteilles plastiques sont également a la base de bouchages de caniveaux.
Un système qui bloque le barrage hydroélectrique et met en péril la production halieutique
Le directeur provincial de la société nationale d’électricité SNEL au Sud-Kivu avait dénoncé cette situation .il a fait savoir que cela oblige cette société d’arrêter chaque jour le fonctionnement de ses machines afin de dégager les déchets plastiques ;
Selon Jovy Mulemangabo , le résultat macabre est que ce phénomène occasionne le délestage alors que la desserte en courant électrique était déjà stable dans la ville de Bukavu et Goma.
Cette rude interpellation des acteurs sociaux environnementalistes
« Regardons la vérité en face ; notre belle ville est en train de se noyer dans les déchets ; le lac Kivu notre précieuse ressource subit les conséquences de notre négligence ; n’avons-nous pas tous une part de responsabilité dans cette catastrophe écologique ?» cette ferme interpellation de l’activiste écologique du mouvement « casque vert » exerçant a l’Est de la République démocratique du Congo.
Pour Josaphat Rubenga, il est temps d’agir et d’unir les parties prenantes notamment les dirigeants et leurs administrés pour sauver cet écosystème fragile.
Il exige par ailleurs aux dirigeants de réelles politiques de gestion des déchets.
Aux habitants de la ville de Bukavu il demande d’être conscient du dégât qui résulte de ces actes de mauvaise gestion de déchets et s’abstenir des pratiques de jets des déchets non dégradables en vue de préserver la biodiversité ; car estime-t-il ces déchets peuvent être recyclés pour être utilisés a d’autres fins tels que les pavés de construction des infrastructures routières.
« Il est temps d’agir. Dirigeants et dirigés pour sauver ce qui peut l’encore etre.ne laissons pas notre héritage être celui d’une ville étouffée par les ordures, ensemble nous pouvons inverser ce triste schéma, unissons nos forces pour protéger notre cher lac Kivu et redonner à Bukavu sa splendeur » a-t-il proposé.
Des actions citoyennes qui anticipent le danger
Josaphat Rubenga président du conseil d’administration de cette structure qui œuvre dans la protection de la nature annonce une activité consacrée au nettoyage du lac par le ramassage des déchets plastiques dans le lac au niveau du cercle sportif de labotte puis s’en suivra une marche pacifique à partir du milieu jusqu’à la mairie de Bukavu ou un mémorandum sera lu et déposée entre les mains de l’autorité urbaine ; et cela dans l’objectif de faire entendre leur voix auprès des autorités locales ; nationales sur le danger imminent que guette l’écosystème fragile à cause des bouteilles plastiques entasses dans le lac ; freinant ainsi la croissance normale voire même la disparition des êtres vivant aquatiques.
Josaphat Rubenga invite à cette occasion tous les mouvements citoyens ; entreprises ; les organisations de la société civile ; les écologistes de tous les horizons à se joindre à eux pour cette manifestation qui vise à pousser les parties prenantes au changement de comportement en vue de conserver considérablement la nature avant que le pire n’arrive.
Anne-Marie Kwinja
