C’est depuis sa nomination, qui a également pris trois mois avant de tomber, que la Première Ministre RDCongolaise Judith Suminwa Tuluka attend son équipe gouvernementale afin de se mettre, dès lors, au travail.
Malheureusement, la sortie de son gouvernement très attendue est bloquée à cause de certains réglages qui se font mais aussi une certaine position catégorique de la part de plusieurs Chefs des partis et regroupements politiques membres de l’Union Sacrée de la Nation, plateforme politique du Président Tshisekedi.
Certaines langues disaient déjà, sans précision ni arguments, que la source du blocage serait Modeste Bahati Lukwebo, Autorité Morale de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés, AFDC-A, mais, selon une source très crédible et proche de la Première Ministre, le vrai problème réside dans le refus de certains Chefs des regroupements politiques qui veulent imposer leurs choix à la Cheffe du gouvernement sensée faire son choix et présenter sa liste au Chef de l’Etat pour signature.
«Ceux qui disent que c’est Modeste Bahati Lukwebo le problème savent très bien que c’est faux. Plutôt, il y a par exemple l’UNC de l’Honorable Vital Kamerhe qui refuse de proposer trois noms par poste ministériel et même d’accepter les trois postes leur proposés vu leur poids politique. Modeste Bahati dont on parle dans l’opinion n’a fait aucune exigence et d’ailleurs, il est parmi ceux qui ont respecté les exigences du Chef de l’Etat à la Première Ministre, surtout le respect du genre et les trois noms à proposer. Et donc, même si je ne peux le dire, Modeste Bahati de l’AFDC-A n’est pas la source du blocage» dévoile-t-il dans l’anonymat.
Il faut noter que le gouvernement Tuluka, comme on l’appelle déjà, est très attendu par la population congolaise qui risque de faire volte-face par rapport aux attentes si déjà les compromis pour sa sortie posent problème pourtant, plusieurs problèmes restent sans solutions, notamment la guerre dans l’Est du pays, les payements des salaires des fonctionnaires et personnels politiques de l’Etat qui boîte, les honorables députés, les conseillers municipaux et plusieurs autres défis à relever.
Rédaction
