Depuis le lundi 20 mai 2024, le Chef d’Etat Kenyan, William Ruto, est aux États-unis où il y est arrivé à 16h locales du pays de Joe Biden. William Ruto a d’abord passé deux jours à Atlanta avant de se rendre à Washington où il a été reçu jeudi à la Maison Blanche par Joe Biden.
Mais, ce que l’on sait, derrière ces fastes protocolaires, la question sécuritaire en rapport avec Haïti et des discours des points de presse, c’est que le Président Kenyan est aux Etats-Unis pour sauver son pays des dettes qui le caractérisent.
Le Kenya est actuellement confronté à de graves problèmes de liquidités et un haut fonctionnaire de l’administration Biden a déclaré lundi à Reuters que les Etats-Unis exhortaient les grands pays créanciers, tels que la Chine, premier créancier du Kenya, à offrir un allègement aux pays débiteurs.
Avec une dette de plus de 70 milliards de dollars américains, le Kenya se voit plutôt dans l’obligation de «supplier» l’allègement de la dette afin de lui permettre de garder l’équilibre, bien qu’obligé de s’endetter à faibles proportions.
Washington, en acceptant cette première visite d’Etat d’un Président africain depuis 15 années déjà, cherche plutôt à contrer l’influence croissante de la Chine et la Russie en Afrique car, la Maison Blanche, voit le Kenyan comme un allié clé sur un continent en pleine convulsions politiques où les deux puissances, la Chine et la Russie, s’imposent.
Les Etats-Unis ont donc l’obligation d’alléger cette dette qui devra renforcer une coopération et consolider les relations entre les deux pays et cette visite d’Etat historique sera certainement une voie.
Rédaction
