La République démocratique du Congo (RDC) est de nouveau agressée par les rebelles du M23. Une escalade meurtrière dans le Nord-Kivu, où le groupe armé AFC/M23, soutenu par les Forces de défense du Rwanda selon les Nations Unies, mène des offensives dévastatrices à Goma. Profondément alarmé, António Guterres, Secrétaire Général de l’ONU, a sommé le M23 de cesser ses hostilités et de se retirer des territoires conquis, dénonçant une situation qui exacerbe les souffrances des civils déjà éprouvés par des décennies de conflit.
Le chef de l’ONU n’a pas seulement réitéré son appel à la retenue, il a également fustigé les récents assauts contre la Mission de stabilisation des Nations Unies en RDC (MONUSCO), ayant coûté la vie à trois Casques bleus. Originaires d’Afrique du Sud et d’Uruguay, ces soldats de la paix ont péri dans l’exercice de leur mission visant à protéger les civils d’une violence aveugle. Onze autres Casques bleus, blessés dans ces attaques, luttent contre la mort dans un hôpital des Nations Unies à Goma.
Dans un communiqué empreint de gravité, António Guterres a salué le dévouement de ces soldats, tout en rappelant que les attaques ciblant le personnel onusien pourraient être qualifiées de crimes de guerre. En exhortant les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes diligentes, le Secrétaire général a appelé à traduire en justice les responsables de ces actes ignobles.
Ce nouvel épisode sanglant, où la résurgence des conflits armés fragilise davantage l’Est congolais, met une fois de plus à l’épreuve les mécanismes internationaux de paix et de sécurité. Alors que la communauté internationale condamne ces exactions, les populations locales demeurent les premières victimes d’un cycle infernal de violences qui semble inéluctable.
Rédaction
