Dans un vibrant plaidoyer, Arsène Zagabe, communicateur de paix, tire la sonnette d’alarme sur une menace grandissante qui plane sur la ville de Goma, dévastée par les affrontements armés.
Selon lui, la communauté internationale et les organisations humanitaires doivent agir promptement pour prévenir un basculement vers une insécurité urbaine incontrôlable.
M. Arsène Zagabe souligne un fait préoccupant observé en temps de guerre : l’abandon massif des armes par les différents protagonistes sur les lieux de combat ou dans les rues. Ces armes, laissées sans surveillance, deviennent des proies faciles pour des jeunes désœuvrés ou animés par la révolte. « Ces instruments de mort, entre des mains non encadrées, risquent d’engendrer un cycle de violence encore plus destructeur que le conflit lui-même », alerte-t-il.
À l’issue des hostilités, Goma pourrait, selon ses craintes, se transformer en un foyer de criminalité urbaine sanglante, comparable à la situation dramatique que connaît Haïti. Déjà éprouvée par la prolifération de groupuscules des jeunes armés et de voleurs dénommés «40 voleurs», la ville est à un tournant critique.
Arsène Zagabe appelle donc à la mise en place urgente d’un mécanisme rigoureux de récupération des armes abandonnées. « Ces reliquats de guerre, souvent dissimulés ou abandonnés dans les rues, constituent une menace latente pour la sécurité collective », insiste-t-il.
Il exhorte la communauté internationale à ne pas minimiser cette réalité et à agir en conséquence pour épargner à Goma une descente dans le chaos. L’avenir de la ville, conclut-il, dépend d’une action immédiate et réfléchie. Il est impératif que la communauté internationale, de concert avec le gouvernement congolais, prenne des mesures immédiates et décisives dès le retour au calme à Goma.
Le silence ou l’inaction face à la prolifération des armes abandonnées ouvrirait la voie à une insécurité urbaine sans précédent, où le banditisme armé deviendrait une menace permanente pour les vies humaines et la stabilité de la ville. Prévenir cette tragédie exige non seulement une mobilisation rapide, mais également une stratégie coordonnée pour désarmer les rues, réhabiliter les jeunes en situation de vulnérabilité et renforcer les institutions locales.
L’histoire nous enseigne que l’inaction après un conflit est le terreau des drames futurs. Agir maintenant, c’est éviter que Goma ne sombre dans un chaos meurtrier aux conséquences incalculables.
Rédaction
