Donald Trump, 47e président des États-Unis, débute son mandat sous le signe de la rupture. En annonçant un programme centré sur la sécurité nationale, l’indépendance énergétique et la réaffirmation des valeurs traditionnelles, «Rendre l’Amérique à nouveau sûre », il s’inscrit dans une logique souverainiste qui suscite autant l’adhésion de ses partisans que la controverse, aux États-Unis comme à l’international.
Les récentes décisions de Trump, prises devant la presse et ses hôtes quelques minutes après son investiture, illustrent cette approche disruptive. Le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris sur le climat qui, selon Trump, profitera aux États-Unis Cent mille milliards de dollars américains et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) condamnée pour sa gestion «inefficace de la pandémie de COVID-19, marquent une désolidarisation des grands enjeux multilatéraux. Ces choix, pour certains observateurs internationaux, justifiés par le président au nom de l’intérêt national et de l’opposition aux « politiques mondialistes », risquent d’aggraver l’isolement américain sur la scène internationale.
En parallèle, il a gracié 1500 citoyens américains et ses partisans qu’il considère comme «otages» impliqués dans l’assaut du Capitole en contestation des résultats des élections de 2020. Une décision qui polarise davantage la société américaine. Ces mesures s’accompagnent de la révocation de quatre hauts fonctionnaires, accusés de saboter son agenda et de ne pas répondre aux critères de son administration, et de l’annonce d’un remaniement massif touchant plus de 1 000 postes gouvernementaux.

Sur le plan migratoire, Trump réaffirme sa ligne dure avec des propositions telles que le rétablissement du programme « Remain in Mexico » et la criminalisation des cartels, désormais classés comme organisations terroristes. La militarisation des frontières, soutenue par la Garde nationale, renforce cette vision sécuritaire. Ces choix, bien que salués par son électorat conservateur, suscitent des inquiétudes internationales, notamment en Amérique latine, en raison de leur impact sur les flux migratoires et les relations diplomatiques.
En matière énergétique, l’administration Trump-Vance privilégie une exploitation intensive des ressources nationales. La fin des subventions aux énergies renouvelables, le retrait des accords climatiques et l’abandon des parcs éoliens géants témoignent d’une volonté de recentrer l’économie sur les énergies fossiles. Cette politique, présentée comme un moyen de réduire les coûts pour les Américains, est cependant perçue comme une régression majeure par les défenseurs de l’environnement.

Trump s’attaque également à la gouvernance en promettant une réforme radicale de la bureaucratie fédérale. En supprimant les programmes de diversité (DEI), il renforce une ligne conservatrice qui polarise davantage l’administration publique. Enfin, sa réaffirmation des valeurs dites « traditionnelles » – notamment par une stricte différenciation biologique entre hommes et femmes – amplifie les tensions dans le débat sur les droits humains, en particulier pour les droits LGBTQ+.
En Afrique, ce programme est perçu comme le signe d’un désintérêt américain pour les enjeux climatiques et multilatéraux. Cependant, le pragmatisme économique promis pourrait renforcer les relations bilatérales dans les secteurs stratégiques. Trump, en s’affirmant contre le multilatéralisme, redessine un ordre mondial centré sur les intérêts nationaux américains.
Rédaction
NB: Toutes les photos dans cet article sont tirées des sources diverses(Wite house et X du Président Donald Trump)
