De violents affrontements ont été signalés ce vendredi 29 novembre dans les villages de Kalingi et Kitavi, situés sur les collines dominant la cité de Minembwe, en province du Sud-Kivu. Selon des sources locales, le groupe armé Twigwaneho, dirigée par le chef rebelle Michel Rukunda, alias Makanika, a lancé une offensive de grande envergure contre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
D’après une source militaire présente dans la région, l’objectif de cette attaque serait de s’emparer de l’aérodrome stratégique de Minembwe. Cette infrastructure, située au cœur des Hauts Plateaux du Sud-Kivu, constitue un point névralgique pour le contrôle militaire et logistique de la zone. De son côté, le groupe rebelle accuse les FARDC de perpétrer des attaques systématiques contre les villages de Minembwe.
« Les FARDC continuent de commettre le génocide qu’elles ont entamé en 2017 jusqu’à ce jour. Elles ont commencé à bombarder nos villages depuis hier, aux environs de 15 heures », a déclaré un porte-parole du mouvement rebelle, qui s’est récemment allié au M23, un groupe armé désigné comme étant soutenu par le Rwanda, selon plusieurs rapports des Nations Unies.
Le député national Justin Bitakwira, élu du territoire d’Uvira, sur les ondes de la radio Top Congo, a pour sa part dénoncé la passivité du gouvernement congolais face à cette escalade de menace et de violence. Il affirme que cette nouvelle offensive est appuyée non seulement par le Rwanda via le M23 et l’AFC de Corneille Nangaa tout en formulant le voeu de faire de Minembwe une base militaire que de la laisser à Kamina.
Cette attaque marque-t-elle une tentative du M23 et de ses alliés de renforcer leur contrôle des minerais et maintenir l’Est de la RDC en guerre alors qu’un changement de la constitution recherché par le Président Tshisekedi pointe à l’horizon ? Et comment y parvenir alors qu’une importante partie du pays, notamment dans le Nord-Kivu, l’Ituri et le Sud-kivu, semble demeurer dans la guerre et pourtant cet aspect ne permet ni la modification ni le changement de la constitution ? La communauté internationale et les autorités congolaises sont plus que jamais appelées à agir pour prévenir une nouvelle crise humanitaire dans la région.
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