Le lundi 2 juin 2025, la République Démocratique du Congo (RDC) a été élue Vice-Présidente de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, dont l’ouverture est prévue le 9 septembre prochain. Le lendemain, la RDC a également été élue membre non permanent du Conseil de sécurité pour la période 2026-2027.
Lors du scrutin à bulletin secret tenu à New York, 188 États membres ont participé au vote. Dans le groupe Afrique et Asie-Pacifique, la RDC a obtenu 183 voix. Elle siégera aux côtés de Bahreïn (186 voix) et du Libéria (181 voix) au sein du Conseil de sécurité, aux côtés de la Colombie et de la Lettonie également élues. Leur mandat débutera en janvier 2026 et prendra fin en décembre 2027.
Le Conseil de sécurité est composé de 15 membres : cinq permanents disposant du droit de veto (Chine, France, Russie, Royaume-Uni, États-Unis), et dix non permanents élus pour des mandats de deux ans selon une répartition géographique.
La RDC a déjà siégé au Conseil de sécurité à deux reprises : de 1982 à 1983 et de 1990 à 1991. Lors de ce dernier mandat, elle a exercé la présidence tournante du Conseil pendant un mois, comme le prévoit le règlement.
Depuis 2019, la RDC a renforcé sa présence dans les forums multilatéraux. Son retour au Conseil de sécurité intervient dans un contexte où plusieurs enjeux sécuritaires, régionaux et internationaux, restent à l’agenda des Nations Unies.
La fonction de Vice-Président de l’Assemblée générale est principalement organisationnelle. Elle consiste notamment à soutenir le bon déroulement des sessions, représenter le Président de l’Assemblée générale dans certaines réunions, et coordonner les interventions des États membres lors des débats pléniers.
Avec ces deux fonctions obtenues pour la période 2025-2027, la RDC participera plus activement aux travaux des Nations Unies, en particulier sur les questions de paix et de sécurité internationales.
Rédaction
