Pour la première fois depuis l’escalade du conflit dans l’Est de la République Démocratique du Congo, l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), a adopté une déclaration officielle sur la situation sécuritaire du pays. Cette avancée diplomatique majeure est le fruit d’un plaidoyer percutant du Sénateur Professeur Modeste Bahati Lukwebo lors de la 31e session régionale Afrique de l’APF tenue du 2 au 4 juin 2025 à Cotonou, au Bénin.
Le Deuxième Vice-président du Sénat congolais a porté haut la voix de son pays dans un huis clos réservé aux présidents d’assemblées parlementaires et chefs de délégations. Il y a dénoncé, sans détour, la détérioration de la situation humanitaire et sécuritaire dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, appelant à une mobilisation urgente de la Francophonie.

Dans sa déclaration, l’APF exprime sa profonde préoccupation face aux violences armées, aux déplacements massifs de populations et aux violations graves des droits humains. L’organisation soutient la médiation de l’Union africaine et appelle les parties, dont le Rwanda et la RDC, à privilégier le dialogue pour la restauration de la paix et demande à la délégation Rwandaise le respect de la souveraineté et de l’intégrité de la RDC ainsi que le retrait de ses troupes sur le sol Congolais en vue d’une paix durable.
Le plaidoyer du Professeur Modeste Bahati Lukwebo a été salué comme un tournant diplomatique dans cette enceinte parlementaire francophone. Son intervention a mis en lumière l’insuffisante implication de la Francophonie dans les efforts de stabilisation régionale et a réclamé une action plus déterminée.

Cette session de Cotonou, organisée dans la salle « Le Dôme » du Sofitel Marina Hôtel, a réuni des figures parlementaires de haut niveau telles qu’Amélia Lakrafi, Déléguée générale de l’APF, Hilarion Etong, Président de l’APF, et Louis Vlavonou, Président de l’Assemblée nationale du Bénin.
Avant de se rendre à Cotonou, le Sénateur Professeur Modeste Bahati Lukwebo revenait d’une mission patriotique à Lubumbashi, où il s’était exprimé devant les populations du Katanga pour raviver la conscience citoyenne. À Cotonou, c’est la conscience internationale qu’il a interpellée.
En obtenant cette déclaration de la Francophonie, le sénateur Modeste Bahati inscrit une victoire diplomatique majeure pour la RDC sur la scène parlementaire internationale.
Rédaction
