A l’ouverture de la 31ᵉ Assemblée régionale Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie,APF, qui se tient au Sofitel Hôtel de Cotonou, un message fort a marqué la journée. Le professeur Modeste Bahati Lukwebo, 2ᵉ vice-président du Sénat congolais, et représentant du parlement Congolais à ces assises, a lancé un appel solennel à ses homologues francophones pour soutenir la paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda.
Alors que les tensions entre Kinshasa et Kigali continuent d’alimenter les inquiétudes dans la région, Modeste Bahati Lukwebo a utilisé cette tribune internationale pour adresser un message de réconciliation et de responsabilité partagée. Il a souligné que le contexte actuel est, selon lui, « véritablement propice » pour encourager une entente sincère entre les deux pays voisins.

Un message de fraternité et de coopération
« Le Rwanda et la RDC sont liés non seulement par la géographie et l’histoire, mais aussi par une architecture institutionnelle commune », a rappelé Modeste Bahati Lukwebo. Il a cité les nombreuses organisations régionales auxquelles appartiennent les deux pays : la CEPGL, la SADC, la CEEAC, le COMESA et plus récemment la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC). Pour lui, ces structures d’intégration devraient favoriser le rapprochement et non aggraver les divisions.
L’appel lancé par Modeste Bahati Lukwebo est donc clair : les institutions régionales ont un rôle crucial à jouer pour que les États membres se parlent, coopèrent, et construisent ensemble un avenir pacifique.
Le choix symbolique de Cotonou
Le fait que ce message soit porté depuis le Bénin n’est pas un hasard. Modeste Bahati Lukwebo a rappelé qu’en 1995, Cotonou avait accueilli un sommet marquant de l’Organisation internationale de la Francophonie, autour des valeurs de paix, de dialogue et de coopération. Il a ainsi affirmé : « Cotonou est une terre de paix, un point d’équilibre. Si la paix doit éclore, c’est ici qu’elle doit germer. »
Une Francophonie engagée
Dans un monde traversé par des tensions croissantes, Modeste Bahati Lukwebo a insisté sur le rôle que peuvent jouer les parlementaires francophones dans la consolidation de la paix. Il a encouragé ses collègues à sortir du silence et à s’impliquer activement dans la résolution des conflits, rappelant que l’action parlementaire peut parfois ouvrir des voies là où les gouvernements échouent à se parler.

Un signal fort venu d’Afrique centrale
L’intervention du professeur Modeste Bahati Lukwebo n’a pas laissé l’audience indifférente. Portée par la conviction et le sens des responsabilités, elle a rappelé que la paix ne peut jamais être considérée comme acquise. Elle est, selon lui, le fruit d’un engagement constant, d’une volonté politique forte et d’une mobilisation collective.
En ce 2 juin 2025, l’Assemblée régionale Afrique de l’APF est devenue l’écho d’un plaidoyer porteur d’espoir pour toute l’Afrique. « La paix est un mot court, mais un long chemin », dit un proverbe africain. À Cotonou, Modeste Bahati Lukwebo a peut-être contribué à remettre ce chemin en marche.
Rédaction
