L’ancien Président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, a effectué, le 29 mai 2025, une rare sortie publique à Goma, où il a rencontré les représentants des confessions religieuses dans un climat tendu marqué par la dégradation sécuritaire à l’Est du pays.
Au cœur des échanges : la crise nationale persistante et la recherche de solutions durables. Selon la communication de l’ancien président, Joseph Kabila, visiblement ému de « revenir à la maison » après plusieurs années, a réaffirmé son engagement pour la paix, l’unité nationale et la restauration de la sécurité. Un appel à la mobilisation collective a été lancé pour mettre fin aux souffrances des populations congolaises.
Les leaders religieux ont sollicité son implication directe, estimant que sa sagesse et son expérience dans la réunification du pays peuvent à nouveau servir. Ils l’ont appelé à jouer un rôle d’arbitre dans la résolution des conflits actuels.

Mais cette initiative est loin de faire l’unanimité à Kinshasa. Au sein du régime de Félix Tshisekedi, certains proches du pouvoir perçoivent ces consultations comme une tentative de retour en force de Kabila sur la scène politique, voire une connivence indirecte avec les agresseurs présumés de l’Est, notamment le Rwanda. Ce rapprochement avec les forces religieuses, à un moment où la méfiance s’installe autour de certains réseaux d’influence, alimente les suspicions au sein de l’Union Sacrée, qui craint une récupération politique du malaise sécuritaire par l’ancien chef de l’État.
Les consultations de Kabila, qualifiées de « personnelles », risquent ainsi de devenir une pomme de discorde entre deux générations de pouvoir aux visions opposées, mais face à une même urgence : ramener la paix en RDC.
Rédaction
