Me Eric Migabo, défenseur des droits humains et activiste contre la traite des personnes, en parle.
Goma, jadis prospère, est désormais plongée dans un chaos sans fin sous les attaques de l’AFC/M23, des FARDC et des Wazalendo. La violence continue de dévaster la ville, emportant des centaines de vies et infligeant des souffrances inouïes aux civils, en particulier aux femmes et aux enfants. Le conflit semble sans fin, avec des impacts dévastateurs sur la population et l’infrastructure.
Le bilan humain est alarmant, avec plus de 3000 morts recensés, un chiffre probablement sous-estimé. Les attaques ciblées, les viols collectifs et la mort de nombreux enfants dans les combats ont laissé des cicatrices profondes. De plus, les jeunes sont souvent recrutés de force, ajoutant une dimension tragique à ce conflit interminable.

Les pillages et le chaos ont détruit toute organisation et sécurité dans la ville. Les autorités ne sont plus capables de maintenir l’ordre, et les prisons vides ont amplifié les dangers. La ville, devenue un champ de ruines, est le théâtre d’un désespoir total, où même les forces censées protéger la population sont impliquées dans les pillages.
Me Eric Migabo poursuit en soulignant qu’un couloir humanitaire est impératif pour les défenseurs des droits humains (DDH) et autres humanitaires, qui sont eux-mêmes victimes de cette situation sécuritaire alarmante.

Après plus de 30 ans de guerre, le besoin urgent de paix et de solutions durables est indéniable. Les dialogues ont échoué, mais il est impératif d’agir pour mettre fin à ce conflit et éviter davantage de souffrances. Il est crucial que les dirigeants prennent des mesures concrètes pour garantir un avenir de paix et de sécurité, avant qu’il ne soit trop tard.
Chris Adam’s.
