La récente requête de la société civile de Kinshasa, demandant au Chef de l’État d’instaurer un état de siège au Sud-Kivu, suscite de vives interrogations. Pour plusieurs observateurs, une telle démarche, bien que constitutionnelle, apparaît fantaisiste et inadaptée face aux défis sécuritaires de la province. Elle semble être le fruit de manœuvres d’individus malveillants, contrariés par les efforts louables de l’actuel gouverneur Jean-Jacques Purusi Sadiki.
Depuis son investiture, ce dernier a entrepris des réformes audacieuses visant à contrer l’exploitation illicite des minerais et la spoliation des biens publics, pratiques jadis tolérées par des anciennes autorités en province. Ces réformes, bien que saluées par les populations locales, dérangent visiblement ceux qui s’enrichissent sur le dos de la province.
Ces derniers, instrumentalisant une partie de la société civile et des jeunes «naïfs», cherchent à saboter les efforts en cours sous prétexte d’un état de siège.
Historiquement, l’état de siège n’a jamais constitué une panacée. En 2013, l’armée congolaise avait triomphé du M23, repoussant les rebelles jusqu’au Rwanda et à l’Ouganda, sans avoir recours à cette mesure. De même, en 2004, le gouvernement Congolais, avec sa diplomatie de l’époque, avait maîtrisé le conflit ethnique en Ituri sans qu’un état de siège ne soit décrété.
La solution réside davantage dans la stratégie et la détermination du commandant suprême des FARDC, soutenu par un véritable élan patriotique national.
« Renforcer notre armée, moderniser ses équipements et poursuivre l’ennemi jusqu’à son dernier retranchement, restent les clés d’une victoire durable» confie Jean-aimée Abbas, un acteur social locale d’Uvira, avant de conclure que «l’avenir du Sud-Kivu ne saurait être hypothéqué par des manipulations sournoises»
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