Le débat sur une éventuelle modification de la Constitution congolaise suscite de vives inquiétudes parmi les observateurs et acteurs politiques.
Certains proches du pouvoir, qualifiés de « courtisans » ou de « chasseurs de primes », s’alignent derrière le projet porté par l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et le Président Félix Tshisekedi. Cependant, plusieurs interrogations fondamentales émergent quant à la légalité et aux conséquences d’un tel processus.
La Constitution actuelle, qui constitue le socle des institutions en place, ne prévoit aucun mécanisme de changement complet, hormis les révisions partielles encadrées par l’article 218.
Toute tentative de modification intégrale pourrait entraîner l’effondrement des institutions existantes, forçant le pays à organiser de nouvelles élections générales. Ce scénario fragiliserait non seulement le climat politique, mais exposerait également les initiateurs à des accusations de haute trahison, comme stipulé dans la loi fondamentale.
Par ailleurs, les intentions attribuées à l’UDPS soulèvent des soupçons de dérive autoritaire : instauration d’un mandat présidentiel illimité, élection indirecte du chef de l’État, et centralisation du pouvoir au profit d’un groupe tribal. Une telle reconfiguration institutionnelle risquerait de déstabiliser le pays et de renforcer les tensions ethniques.
En outre, l’organisation d’un référendum dans des zones sous contrôle limité pourrait être interprétée comme une tentative de balkanisation, alimentant des velléités sécessionnistes. Ce projet controversé, perçu par certains comme une manœuvre autocratique, menace ainsi les fondements démocratiques et l’unité nationale de la République Démocratique du Congo.
Rédaction.
