Le sens du mot « proximité » avait fait son deuil au Sud-Kivu, juste après le 40 ème jour de la mort de la redevabilité et la poutre d’escampette des actions concrètes, il y a de cela plusieurs années. On ne pouvait plus voir les gouvernants aussi proches des gouvernés et vice-versa, alors que c’est cela la sève nourricière de la confiance entre celui qui donne le pouvoir et celui qui le lui garde. Ce moment, cette occasion parfaite d’expression ainsi que d’écoute de toutes les situations sociétales qui devrait, pourtant, être partagé dans une convivialité responsable, manquait énormément dans la gouvernance du Sud-Kivu.

Dans une province telle que le Sud-Kivu, où la population est très regardante des faits et gestes des autorités provinciales, l’écoute de ses cris et ses orientations coûte la longévité et la stabilité de la gouvernance.
Écouter le peuple est donc une valeur ajoutée très considérable dans toute les démocraties qui soient et il fallait l’imprimer au Sud-Kivu, pour lui donner la splendeur socio-politique qui reluise la confiance et surtout le soutien à toute action qui rentre comme il se doit dans le processus de développement.

C’est cette compréhension des choses dont s’est imprégnée la personne du Professeur Jean Jacques Purusi et celle de Maître Jean Jacques Elakano, respectivement Gouverneur et Vice-Gouverneur. Depuis leur venue à la commande de la province du Sud-Kivu, le mot « proximité » retrouve son rendez-vous avec l’histoire là où la redevabilité demeurait recluse de la gouvernance.

Un Gouverneur humain qui se retrouve parmi ses semblables, pas complexé et qui sait lier l’utile à l’agréable à chaque fois qu’il exprime une certaine responsabilité, une autorité provinciale qui a la maîtrise parfaite de vrais problèmes de sa province, voilà enfin ce que le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, haute autorité politique de l’Union Sacrée de la Nation, a voulu offrir au Sud-Kivu, en choisissant pour candidats Gouverneur et Vice-gouverneur Jean Jacques Purusi et Jean Jacques Elakano.

On peut les voir avec n’importe qui, amis de tous et du travail, très gravement atteints d’un amour pour la bonne gouvernance qui accouche des résultats attendus.
La population Sud-Kivutienne peut sourire, enfin, pour ne pas dire se réjouir, d’inscrire sur sa longue liste des Gouverneurs ayant dirigé le Sud-Kivu, une équipe qui soit porteuse d’un esprit d’écoute et capable de mettre toutes les idées ensembles afin que jaillisse la lumière qui conduise au développement.

Dans cet élan, pas droit à l’erreur car, la population a beaucoup souffert et a le plus besoin d’un Gouverneur « humain » qui trouve son identité dans celle de ses administrés, qui communique avec eux car dit-on: « un médecin qui ne connaît ni l’origine ni les symptômes d’une maladie, prescrira toujours de mauvais médicaments qui ne guériront jamais le malade».

Surnommé déjà « Mangufuli » en référence du feu Président Tanzanien Jonh Pombe Mangufuli, connu pour un leadership centré sur la proximité et vêtu du même principe que celui du Président Félix Antoine Tshisekedi qui est « le peuple d’abord », le Professeur Jean Jacques Purusi Sadiki sait très bien qu’il est appelé à garder la même chorégraphie de sa marche, si pas l’améliorer davantage, avec la population et ne doit couper ce pont d’écoute qui le lie déjà à elle car, cette dernière est assoiffée du développement.

D’ailleurs, plusieurs milliers des Sud-Kivutiens se sont demandés comment le nouveau Gouverneur a dévoilé la somme de 25.000 dollars américains qu’avait laissé la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka aux sinistrés, lors de son tout premier voyage officiel entant que telle à l’intérieur du pays, au Sud-Kivu.
C’est le Gouverneur qui avait dévoilé, devant la population sinistrée, cette somme partagée en deux: 20.000 dollars pour le compte de l’aide humanitaire et 5000 dollars pour aider le Gouverneur dans ses déplacements en ses débuts des fonctions.

Pourquoi la population devait se poser la question de savoir: « Pourquoi il nous dit tout ça » ? Eh bien, cela vous parait aussi fou n’est-ce pas? Mais on peut dire qu’il y a 5 années passées, la population ne pouvait pas connaître les montants exacts ou la qualité ainsi que la quantité d’aides humanitaires dont elle bénéficiait du gouvernement central et des partenaires en la matière.

Le détournement des fonds et d’aides humanitaires étaient choses normales c’est pourquoi, pour cette population, un Gouverneur qui livre ce qui était jadis considéré comme « secret », est un responsable qui mérite un soutien indéfectible.
On peut donc dire que le prix à payer pour bénéficier de l’accompagnement fort et sincère de la population dans la gouvernance au Sud-Kivu, c’est la redevabilité dans le travail visible, l’écoute dans la vérité: vous faites ça, vous avez votre mandat dans le calme, la stabilité et l’harmonie qu’il faut.
Arsène Zagabe,
Communicateur
