Notre pays est qualifié de pays solution parce que 80% du bassin du Congo est en République Démocratique du Congo. Le bassin du Congo est constitué des forêts qui peuvent générer jusqu’à 350 milliards de dollars par an grâce au carbone stocké par celles-ci. Il est nécessaire de savoir que « l’on y trouve environ 10.000 espèces de plantes tropicales, dont 30% sont uniques à la région.

Plusieurs organisations parlent de la protection des forêts du bassin du Congo, mais aucune parle d’un changement comportemental des congolais, car la meilleure façon de protéger le bassin du Congo est de protéger son écosystème, l’un des acteurs mangeur dans cet écosystème est le majestueux fleuve Congo.
Le fleuve Congo tire sa source dans la province du Haut-Katanga et traverse toute la République Démocratique du Congo, un pays de plus des 100 millions d’habitants qui d’une manière directe ou indirecte contribuent à la destruction de cet écosystème, notamment le fleuve Congo, comme vous le savez sans le fleuve Congo, l’on ne peut avoir le bassin du Congo.

Des millions des congolais par leurs activités économiques détruisent nos savanes et polluent nos rivières qui se déversent dans le fleuve Congo.


Il est possible de concilier la croissance économique et la protection de cet écosystème en République Démocratique du Congo, celle-ci commence avec l’initiative des nouvelles politiques transitionnelles. Modifier la manière dont on utilise l’énergie et changer notre façon de production d’aliments. En conclusion, nous devons réorganiser notre société, imposer le changement des habitudes.

Cette réorganisation de notre société va avec :
Faire payer par les acteurs de l’économie (entreprises, ménages et entités territoriales décentralisées) le coût du dommage environnemental causé par leurs comportements.
Exiger les entreprises à avoir dans chaque année fiscale un projet qui contribue à la protection de l’environnement. Ceci sera possible avec l’aide de l’autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP) et la fédération des entreprises du Congo (FEC).
Réajuster les différentes taxes à payer dans les secteurs de l’énergie, de la transformation, de l’agriculture, etc pour encourager les initiatives des projets qui contribuent à la protection de l’environnement.

Aujourd’hui nos villes génèrent plusieurs déchets qui deviennent nuisibles à la santé, cette nuisance paise sur l’économie (les charges sanitaires deviennent de plus en plus élevées).

Dans la même ordre d’idée, la réorganisation de notre société l’état doit imposer des nouvelles pratiques dans l’urbanisation de nos villes pour faciliter la conciliation de la croissance économique et la protection de l’environnement. Le meilleur exemple de cette conciliation est la Chine.
La Chine mène une lutte acharnée de la protection de l’environnement en changeant les comportements des acteurs économiques et les résultats sont visibles, palpables et appréciés des tous parce qu’il sont pris conscience des risques à venir.
Nous attendons dans certains salons des voix qui qualifient d’utopique la protection de l’environnement. Nous disons qu’il est mieux de prévenir que de guérir, dans ce cas vivons mieux aujourd’hui pour demain.
D’Eloge Mwandwe,
Redaction
