La publication du gouvernement Suminwa n’a pas été bien accueillie dans les rangs de Félix Tshisekedi mercredi 29 mai dernier. Plusieurs formations politiques ayant concouru à la réélection du Président légitime du parti Union pour la Démocratie et le Progrès Social, UDPS, ne se sont pas retrouvés dans la composition du premier gouvernement du second mandat de Tshisekedi pourtant, selon la plupart d’entre elles, le partage des responsabilités devrait reposer strictement sur le respect des poids politiques de chacune d’elles.
Publiée aux premières heures du 29 mai, déjà à 7h du matin, à Kinshasa, ladite composition gouvernementale a fait parler presque tous les mécontents à travers leurs quartiers généraux. Le non respect de la géopolitique qui a toujours caractérisé la gestion du pays, aussi mitigée que la mise en écart de plusieurs formations politiques dans le partage, à également rencontré la colère des élus du peuple. C’est notamment les élus députés nationaux issus de la province du maniema qui sont monté aux créneaux, regrettant énormément l’absence totale de leur province au gouvernement.
La journée du 29 mai devenu plutôt celle de colère dans les rangs de Félix Tshisekedi que d’expression de joie et de soutien, c’est Augustin Kabuya, Secrétaire Général du parti présidentiel et coordonnateur national de la majorité, qui a vite convoqué une réunion d’urgence, un jour après la publication du gouvernement, pour tenter de calmer les fortes tentions qui se manifestent déjà.
«Nous ne pouvons pas comprendre comment nous nous sommes tous déployés sur terrain pour battre campagne afin de faire réélire notre Président de la République, avoir des députés aux deux niveaux législatifs, d’ailleurs avec nos propres moyens, et être remerciés de cette façon. Ce n’est même pas un cadeau qu’on devait nous faire mais il fallait considérer nos poids politiques qui sont les principales critères dans le partage des responsabilités » nous confie un haut cadre d’un parti politique de l’Union Sacrée de la Nation, dont le parti politique ne s’est retrouvé dans la composition gouvernementale, avant qu’un autre ne nous précise que:
«Si les gens confondent l’Union sacrée de leur parti politique ou leurs origines, nous allons les laisser seuls conduire ce pays mais, ils veront vite que nous ne sommes pas venu en politique pour les accompagner. Ces humiliations et cette façon de considérer les partenaires doivent cesser si non, nous n’allons pas investir leur gouvernement. Tenez, comment une seule région peut s’accaparer de plus de 40% des poste d’un gouvernement sensé être cohésif ? De quelle unité nationale vont-ils parler après cette bourde? Nous sommes élus du peuple, pas des enfants que l’on tient la main pour traverser. Nous avons dit à celui qui nous appelé ici que si les corrections ne sont pas faites, alors qu’ils assument les conséquences de ces tensions au sein de la majorité. Ils induisent le Chef de l’Etat en erreur et ne veulent pas comprendre que dans ce pays-là, nul ne peut tout gérer seul. Il y a des partis politiques qu’on n’efface pas sur la scène politique du pays. Ils doivent corriger et demander pardon au Chef».

Rappelons qu’en République Démocratique du Congo, l’investiture d’un gouvernement se fait par l’assemblée nationale après débat autour de son programme. Le Gouvernement ne peut entrer en fonction que lorsque son programme est approuvé à la majorité absolue des députés à l’assemblée nationale, conformément à l’article 90 de la Constitution.
Rédaction
