Deux situations caractérisent actuellement la République Démocratique du Congo. Celle de guerre dans l’Est du pays et celle des politiciens à Kinshasa la capitale.
Visiblement, les deux situations semblent ne pas avoir des relations, nonobstant les cris de détresse des milliers de populations déplacées de guerre internes qui semblent ne pas être entendu.
À Kinshasa, les politiciens sont dans la quête du pouvoir pour la gestion des institutions du pays, mettant ainsi le Président Félix Tshisekedi, en même temps garant du bon fonctionnement des institutions et commandant suprême des forces armées du pays, entre le marteau et l’enclume, lui encore Chef de la Majorité. Félix Tshisekedi doit en même temps gérer la situation dégradante qui prévaut dans la partie Est du pays, surtout au Nord-Kivu et en Ituri, et qui semble plutôt lui être la plus importante et urgente à résoudre.

La guerre peut attendre…
On voit certaines figures communicantes abandonner la communication dite patriotique et se livrer à une communication axée sur la protection de leurs intérêts politiques, à l’image de Steve Mbikayi, Justin Bitakwira ou encore Billy Kambale et même certains journalistes. Ils semblent même attirer le Président Tshisekedi dans cette voie que condamne déjà les Congolais car, cinq mois depuis son investiture, Félix Tshisekedi est la seule institution politique du pays déjà installée en bonne et due forme de toutes les autres telles que le parlement et le gouvernement.
Ce qui est à la base, c’est le manque de consensus entre membres de la majorité au sein de l’Union Sacrée de la Nation qui sont en conflits avec leurs ambitions et leurs poids politiques et tous ou certains d’entre eux, sont loin d’accepter le jeu démocratique à tous les niveaux des responsabilités qui restent à occuper pour les départager.

Pendant ce temps, le feu brûle dans l’Est du pays…
Au Nord-Kivu, précisément, où le M23 que l’ONU et le gouvernement congolais accusent d’avoir le soutien de l’armée rwandaise pour agresser la RDC, continue à imposer son véto sur plusieurs terres congolaises.
D’ailleurs, ces terroristes venaient, une semaine passée, de l’argüer une bombe dans le camp des déplacés des guerres installé dans le quartier Mugunga à l’Ouest de la ville de Goma qui a tué une trentaine de personnes dont parmi elles les femmes et les enfants.
La crise dans le Nord-Kivu s’est intensifiée une nouvelle fois un mois après la prestation de serment de Félix Tshisekedi, en début du mois de février 2024, poussant plusieurs milliers d’habitants de Sake et des alentours à affluer dans les camps improvisés aux portes de Goma, déjà surpeuplés. Selon l’ONU, plus d’un million de personnes ont dû quitter leurs foyers depuis deux ans et demi fuyant cette guerre qui ne vise que le pillage des richesses Congolaises.

Les politiciens à Kinshasa, les Forces Armées RDCongolaises et les Wazalendo sur le champ de baille…
Il manque un gouvernement bien installé et qui réfléchit à comment mieux faire la guerre contre ceux qui envahissent le pays. Le ministère de La Défense national est actuellement géré par un Vice-Premier Ministre, Monsieur Jean Pierre Bemba Gombo qui, lui aussi est dans la même lutte pour le pouvoir d’abord, accusé de népotisme pour avoir proposé sa sœur biologique, la députée Bemba Wale Caroline, au poste de questeur-adjoint de l’assemblée nationale et il semble tenir à ce que cette dernière représente son parti au bureau de cette chambre basse du parlement congolais.
Les FARDC qui attendent que leur Commandant suprême et leur Ministre de tutelle aient suffisamment du temps et toute leur attention dans l’Est du pays pour l’étude des instructions tactiques et stratégiques que prennent leurs officiers sur terrain, peuvent tout simplement constater que le Chef est amené en même temps dans des discussions politiques et la gestion des ambitions pour les postes à l’assemblée nationale, au gouvernement, bientôt au sénat, mettant ainsi une bonne moitié de son temps loin de ce que lui demande le peuple.

Félix Tshisekedi qui a promis de sécuriser les Congolais de la partie Est du pays et d’imposer la paix, est toujours attendu sur cette promesse de campagne électorale qui a permis d’ailleurs à plus de 80% de ceux qui souffrent de la guerre de l’élire comme Président de la république pour la seconde fois.

L’espoir de retrouver la paix se fragilise chaque jour davantage et les tissus économiques dans l’Est de la RDC se détériore à chaque fois que le M23 et ceux qui le soutiennent conquis une partie du pays qui regorge des richesses minières.
L’appel à un sursaut patriotique est lancé par la population, les jeunes dans l’Est du pays, les ONG locales et certains politiciens qui gardent encore un peu de patriotisme en eux.
Les Congolais espèrent voir les politiciens qui les dirigent d’accepter de se concentrer sur cette situation de guerre qui est plus urgent à résoudre car, leurs visées politiques ne sont en aucun cas une priorité.
Réduction
